Comment TownRatings note les communes françaises
Chaque note de l’édition française vient de données publiques, compare une commune aux seules communes françaises et devient une lettre de la même façon. Cette page l’explique une fois pour toutes, pour que chaque page de commune parle de la commune. Les villes américaines et britanniques sont notées à part, dans leurs propres éditions.
Des chiffres aux lettres
Une ville, ici, c’est une commune, avec son maire (code officiel géographique de l’Insee au 1er janvier 2026) ; Paris, Lyon et Marseille sont découpées en leurs 45 arrondissements, comme Londres en boroughs. Pour chaque critère, nous classons toutes les communes françaises de 1 000 habitants et plus à partir des données publiques. Le centile d’une commune est la part de ces communes qu’elle devance. Quand un critère repose sur plusieurs mesures, chacune est classée, les rangs sont moyennés, puis la moyenne est classée à nouveau. Le centile devient une lettre, sur une échelle fixe :
5 % en queue · puis des tranches de 10 % · 5 % en tête. Il n’y a pas de F : une commune notée D− reste un vrai lieu où des gens vivent et font leur vie.
Ces lettres ne sont pas des notes sur 20. Un 14/20 dit comment un élève s’en sort face à un barème ; notre lettre dit où une commune se situe parmi les communes françaises. Un A signifie qu’elle en devance environ 85 %, un C la place au milieu, un D dans le dernier cinquième. Chaque lettre revient à la même part de communes, quel que soit le critère.
Chaque commune affiche aussi son rang dans son département, car la lettre nationale et la situation locale peuvent différer. Un département de moins de cinq communes notées ne donne pas de rang départemental ; ses communes affichent leur rang en France.
Quelles communes sont notées
- 2 500 habitants et plus : une note par critère quand les données le permettent, une note globale, et un rang en France et dans le département.
- De 1 000 à 2 499 habitants : des notes par critère, sans note globale ni rang. Les chiffres sont plus fragiles dans les petites communes, nous nous en tenons donc aux critères pris un à un.
- Moins de 1 000 habitants : une page avec les chiffres de la commune, sans note. C’est la taille de la plupart des 34 858 communes françaises ; quelques délits ou quelques décès suffisent à faire varier leurs chiffres d’une année sur l’autre.
Le nombre d’habitants est partout le même, celui qu’affiche chaque page : la population municipale de l’Insee, issue du recensement en vigueur au 1er janvier 2026.
La note globale
Six critères sont notés. La note globale les combine selon leur poids : coût de la vie 18, sécurité 18, collèges et lycées 16, santé 14, emploi et revenus 12, mobilité de proximité 8. Le résultat est classé à nouveau dans toute la France, si bien qu’un A représente partout la même part de communes. Il faut à une commune 2 500 habitants, une note de sécurité, au moins trois des quatre critères coût de la vie, sécurité, collèges et lycées, santé, et au moins cinq critères en tout. Un critère sans note est retiré du calcul et le poids des autres est augmenté d’autant. Le risque d’inondation pèse dans nos autres éditions ; en France, il n’est pas noté (voir plus bas) et il est retiré de la même façon.
Comme le risque d’inondation n’est pas noté, le coût de la vie et la sécurité pèsent un peu plus dans la note globale qu’aux États-Unis et au Royaume-Uni. Les grandes villes, où ces deux critères sont plus difficiles, en ressortent un peu plus sévèrement notées.
Sécurité
La délinquance enregistrée par la police et la gendarmerie dans la commune, d’après les données communales du SSMSI pour 2023, 2024 et 2025, pour 1 000 habitants par an (population Insee de chaque année). La note compte huit catégories d’atteintes contre les habitants et leur logement : violences intrafamiliales, autres coups et blessures volontaires, violences sexuelles, vols avec armes, cambriolages de logement, vols de véhicules, vols dans les véhicules et destructions et dégradations volontaires. Une atteinte violente compte une fois, comme une atteinte aux biens, selon la règle britannique (les États-Unis la comptent quatre fois). Les unités diffèrent (victimes, infractions, véhicules) : le résultat est un indice pondéré, jamais un nombre de délits ni le risque pour un habitant d’être victime. Les infractions liées aux stupéfiants, les escroqueries et les vols sans violence figurent sur chaque page Sécurité, sans être notés.
Le SSMSI masque le chiffre d’une commune pour une catégorie quand elle a compté cinq faits ou moins l’une des années, pour protéger les victimes. Un chiffre masqué n’est jamais compté comme zéro. Nous utilisons à sa place le chiffre du SSMSI lui-même, la moyenne des communes masquées du département. Cette moyenne appartient au département, pas à la commune : nous mesurons donc la part de l’indice de sécurité de chaque commune qui en dépend (le plus souvent pour les vols avec armes, rares) :
- 10 % ou moins : notée normalement.
- Plus de 10 %, jusqu’à 25 % : notée, et la page précise que certaines atteintes rares reprennent la moyenne du département là où le chiffre de la commune est masqué.
- Plus de 25 % : non notée, pour cette raison. Une note n’est jamais majoritairement empruntée. Cela touche surtout les petites communes, où les atteintes rares sont le plus souvent masquées : la plupart des communes de 1 000 à 2 499 habitants n’ont pas de note de sécurité pour cette raison, et presque toutes les villes plus grandes qui n’en ont pas comptent moins de 5 000 habitants.
Chaque page Sécurité affiche une fourchette de fiabilité : la place de la commune si ses chiffres enregistrés variaient par hasard, plus toute la part empruntée, dans un sens comme dans l’autre. Les lieux qui attirent visiteurs et clients enregistrent plus de délits par habitant qu’ils n’en compteraient par personne présente ; leur page le signale.
Source : SSMSI, base communale de la délinquance enregistrée par la police et la gendarmerie, 2023 à 2025 ; populations Insee.
Collèges et lycées
Les collèges et lycées situés à moins de 5 km de la commune, pondérés par le nombre de candidats. Les collèges sur le taux de réussite au brevet et leur valeur ajoutée (IVAC) ; les lycées sur le taux de réussite au bac et leur valeur ajoutée (IVAL), lycées généraux et technologiques d’un côté, lycées professionnels de l’autre. La valeur ajoutée compare les résultats d’un établissement à ce que le profil et le parcours de ses élèves laissent attendre : un établissement n’est pas mieux noté du seul fait d’un recrutement favorisé. Chaque résultat est rapporté aux établissements français du même type, réussite et valeur ajoutée sont moyennées, puis les établissements de la commune sont combinés. Il faut un collège aux résultats publiés à moins de 5 km ; les lycées comptent quand il y en a.
Les écoles primaires ne sont pas notées : les résultats des évaluations nationales ne sont pas publiés école par école. L’indice de position sociale (IPS) figure sur chaque page comme repère, jamais noté.
Source : ministère de l’Éducation nationale (DEPP), résultats au brevet et au bac 2025 avec les indicateurs de valeur ajoutée IVAC et IVAL ; annuaire de l’éducation ; IPS 2024-2025.
Santé
Une seule mesure, le rapport des décès sur dix ans : les décès des habitants de 2016 à 2025, rapportés à ceux que donneraient les taux de mortalité français par âge et par sexe pour une commune ayant ces habitants. Un rapport de 1 correspond à la moyenne française ; plus bas, c’est mieux. Tenir compte de l’âge compte : une commune de retraités n’est pas pénalisée parce que sa population est âgée.
Une étape est la nôtre, pas celle de l’Insee. Les décès sont comptés au lieu de résidence : une commune qui accueille un grand Ehpad enregistre les décès de personnes très âgées venues d’ailleurs. Nous divisons donc le rapport de chaque commune par un facteur Ehpad national (les décès augmentent d’environ 0,66 % pour chaque place en Ehpad pour 100 habitants de 80 ans ou plus, estimé sur toutes les communes françaises). Cet ajustement est une étape de modélisation de TownRatings, pas une statistique officielle.
Les petites communes comptent peu de décès, et leur rapport peut varier par hasard. Chaque page Santé affiche une fourchette à 90 % pour la place de la commune, tirée de 1 000 simulations de ses décès. Quand cette fourchette dépasse 40 points, la commune reste notée, avec la mention « moins sûr ».
L’accès aux soins (médecins généralistes, infirmiers, kinésithérapeutes, sages-femmes et dentistes accessibles, urgences, maternité et hôpital les plus proches), les indicateurs cardio-vasculaires du territoire et l’espérance de vie du département figurent sur chaque page Santé sans être notés : ils décrivent l’offre de soins ou un territoire plus large, pas la santé des habitants eux-mêmes.
Sources : Insee, décès par commune de résidence 2016-2025 ; populations des recensements Insee ; taux de mortalité Eurostat pour la France ; base permanente des équipements (BPE 2025, places en Ehpad) ; DREES (APL) ; Santé publique France (Odissé) ; Insee, espérance de vie par département.
Coût de la vie
Deux mesures, chacune rapportée au revenu médian du territoire : le prix d’un logement type de 70 m² (prix médian au m² des maisons et appartements vendus sur trois ans, quand la commune compte au moins 30 ventes) et un an de loyer prédit pour un appartement de 70 m². Le territoire est l’intercommunalité (EPCI) : nous utilisons le revenu du territoire, pas celui de la commune, pour qu’une commune aisée ne passe pas pour bon marché du seul fait des revenus de ses habitants. Les pages montrent les deux, nommés. Les quatre îles qui n’appartiennent à aucune intercommunalité (Île-de-Bréhat, Île-de-Sein, Ouessant et L’Île-d’Yeu) utilisent leur propre revenu.
Le loyer est indispensable ; le prix compte quand il est publié. L’Alsace et la Moselle tiennent leur propre livre foncier et aucun prix de vente n’y est publié : les communes du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle sont notées sur le seul loyer, et leur page explique pourquoi. Les loyers sont les loyers d’annonce prédits de la carte des loyers, charges comprises, pas les loyers réellement payés.
Le taux de taxe foncière figure sur chaque page sans être noté : c’est un taux appliqué à une valeur cadastrale, pas une facture.
Sources : DGFiP, DVF géolocalisées (Etalab), ventes juillet 2023 à juin 2026 ; carte des loyers ANIL/DHUP 2025 ; Insee Filosofi 2023 (revenu disponible médian par unité de consommation, par intercommunalité) ; DGFiP, REI.
Emploi et revenus
Trois mesures : le niveau de vie médian de la commune (revenu disponible par unité de consommation, qui tient compte de la taille du ménage ; ce n’est pas le revenu du ménage) ; le chômage des 15-64 ans au recensement ; et le nombre d’emplois dans la commune par actif occupé résident. Il en faut deux sur trois. Quand l’Insee ne publie pas le revenu d’une petite commune, les deux autres sont utilisées.
Sources : Insee Filosofi 2023 ; Insee, recensement 2023 (emploi, emplois au lieu de travail).
Mobilité de proximité
Deux mesures ensemble : la part des habitants qui vivent à moins de 800 mètres à vol d’oiseau de chacun de six lieux du quotidien (boulangerie, pharmacie, alimentation, école primaire, médecin généraliste et bureau de poste), en moyenne ; et la part des actifs qui vont travailler à pied, à vélo ou en transports en commun. Le lieu de résidence vient de la grille de population à 200 mètres de l’Insee : les espaces vides d’une commune ne jouent pas contre elle.
Le vol d’oiseau est un raccourci : une rivière ou une autoroute peuvent allonger 800 mètres à pied. Les communes sans grille de population (Guadeloupe et Guyane) n’ont pas de note de mobilité de proximité.
Sources : base permanente des équipements (BPE 2025, géolocalisée) ; Insee Filosofi 2021, carroyage à 200 m ; Insee, recensement 2023, moyen de transport pour aller travailler.
Inondations et risques : présentés, non notés
Le risque d’inondation est noté dans nos autres éditions, à partir de cartes nationales. La France n’en a pas encore : les cartes d’inondation ne couvrent que les territoires à risque important (TRI), et une commune hors de ces cartes paraîtrait à l’abri alors qu’elle n’a simplement pas été cartographiée. L’historique des arrêtés de catastrophe naturelle (CatNat) ne mesure pas non plus l’exposition. Aucune commune française n’a donc de note d’inondation, et ce critère ne compte dans aucune note globale.
La page Risques de chaque commune présente tout ce qui est publié : arrêtés de catastrophe naturelle par aléa et dernière inondation, plans de prévention des risques, retrait-gonflement des argiles, zone sismique, radon, zones inondables cartographiées là où elles existent et sites industriels (Seveso). Nous noterons le risque d’inondation si une carte nationale est publiée.
Histoire et nature
L’histoire et la nature décrivent le caractère d’une commune. Dans nos autres éditions, chacune a sa note sur sa propre page, sans jamais compter dans la note globale. En France, les deux sont décrites, pas notées, pour l’instant : la page Histoire recense les monuments historiques classés et inscrits de la commune, la page Nature ses parcs, forêts, littoral et chemins.
Le climat et la météo sont décrits, jamais notés : le temps qu’il fait n’est ni meilleur ni pire, c’est une affaire de goût.
Guadeloupe, Martinique, Guyane et La Réunion
La Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et La Réunion sont notées avec le reste de la France, sur la même échelle. Mayotte n’est pas encore couverte : elle ne figure pas dans le fichier du recensement utilisé par les pages et ne dispose pas de prix de vente.
L’Insee ne publie pas de revenus Filosofi pour la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane, or le coût de la vie se mesure toujours par rapport aux revenus. Leurs communes n’ont donc pas de note de coût de la vie et, par conséquent, pas de note globale ; elles gardent leurs notes de sécurité, de collèges et lycées, de santé et d’emploi, et de mobilité de proximité en Martinique. La Réunion dispose de tous les chiffres et est notée entièrement.
Communes sans note
- Les communes de moins de 2 500 habitants ont des notes par critère mais pas de note globale ; sous 1 000 habitants, aucune note (voir plus haut).
- Pas de note de sécurité : quand plus d’un quart de l’indice de sécurité reposerait sur la moyenne du département pour les chiffres masqués. Sans sécurité, pas de note globale.
- Pas de note de collèges et lycées : quand aucun collège aux résultats publiés ne se trouve à moins de 5 km.
- Pas de note de coût de la vie : en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane (pas de revenus publiés), ou quand aucun loyer n’est publié.
- Paris, Lyon et Marseille dans leur ensemble : la page de la ville regroupe ses arrondissements ; chaque arrondissement est noté et classé comme une commune.
Ce que les notes ne disent pas
- Les grandes villes enregistrent plus de délits par habitant. Les centres attirent bien au-delà de leurs habitants ; les villes sont donc presque partout moins bien notées en sécurité que les villages.
- Des données officielles, telles que publiées. Nous utilisons les chiffres tels que les publient les organismes et indiquons leur source ; quand un chiffre est masqué, manquant ou modélisé, la page le dit.
- La fiabilité dépend de la commune. Les petites communes ont de petits effectifs : quelques délits ou décès peuvent faire bouger leurs notes. Les pages Sécurité et Santé montrent la fourchette probable.
- Une moyenne n’est pas une rue. La note d’une commune fait la moyenne de quartiers qui peuvent différer plus que des communes entières.
- Les notes changent quand les données changent. Chaque page indique les années couvertes par ses chiffres.
Contient des informations publiques sous Licence Ouverte / Open Licence 2.0 (Etalab) : Insee, DGFiP, service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), ministère de l’Éducation nationale (DEPP), service statistique du ministère de la Santé (DREES) et ministère du Logement (Carte des loyers). Limites communales : IGN, Admin Express.